Président d’honneur

© Alexandre Films

Alexandre Arcady : réalisateur

Alexandre Arcady a 15 ans lorsqu’il quitte l’Algérie, devenue indépendante, pour la France. En tant que cinéaste, il s’attachera à dépeindre cet exil ainsi que la communauté juive dont il est issu dans Le Grand carnaval (1983) et Là-bas, mon pays (1999). A 22 ans, Alexandre Arcady débute une carrière de comédien en apparaissant dans une série télé intitulée La Cravache d’or, pour devenir par la suite directeur du théâtre de Suresnes. Il aborde le cinéma en 1977 en produisant le premier film de Diane Kurys, Diabolo menthe. L’année suivante, il passe à la réalisation avec Le Coup de sirocco – les premiers pas des « Pieds-Noirs » en France – qui donne le ton de nombre de ses films.

Attaché au cinéma de genre américain, il lui rend hommage, tout en y intégrant des thématiques personnelles (la judéité, la famille, la Shoah), à travers le diptyque mafieux Le Grand pardon / Le Grand pardon II (1982 et 1992), la comédie policière Hold-up (1985), le polar L’Union sacrée (1989), ainsi que les thrillers K (1997) et Entre chiens et loups (2002). Il signe également la réalisation de Dernier été à Tanger (1987) et Pour Sacha (1991), deux films salués par la critique, avant de s’aventurer sur le terrain de la comédie (Dis-moi oui, Mariage mixte et Tu peux garder un secret).

Après cette série de films au ton relativement léger, Alexandre Arcady tourne un long métrage plus sombre : Comme les 5 doigts de la main (2009). Pour cette histoire concernant la vengeance d’une fratrie de 5 frères, il réunit à l’écran Vincent Elbaz, Pascal Elbé et Eric Caravaca. Le premier rôle est tenu par Patrick Bruel, qui collabore ainsi pour la cinquième fois avec le cinéaste. Après la noirceur de son film précédent, Alexandre Arcady change sensiblement de registre, en adaptant le best-seller de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit (2012). Le cinéaste met en scène une histoire d’amour se déroulant en Algérie dans les années 30, sur fond de conflits qui bouleversent le pays. Le film réunit à l’écran Vincent Perez et Anne Parillaud, aux côtés d’acteurs moins connus et débutants.

Dans son dernier film, 24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi, Alexandre Arcady met en scène une affaire judiciaire connue.

Sources Allociné

Invités d’honneur

© SGP / BESTIMAGE

Agnès Varda : Réalisatrice

Agnès Varda grandit à Bruxelles. Elle quitte en 1940 la Belgique bombardée pour rejoindre Sète, où elle passe son adolescence, avant de monter à la capitale. Elève de Bachelard à la Sorbonne, étudiante à l’Ecole du Louvre, elle obtient un CAP de photographie, sa première passion.

En 1949, Agnès Varda rejoint en Avignon le Sétois Jean Vilar, qui créa deux ans plus tôt le célèbre Festival de théâtre. Se faisant connaître grâce à ses clichés de Gérard Philipe ou Maria Casarès, elle choisit deux acteurs du TNP, Silvia Monfort et Philippe Noiret (débutant au cinéma) pour son premier long métrage, tourné à Sète, La Pointe courte, monté par Alain Resnais. Ce coup d’essai, qui mêle avec peu de moyens chronique réaliste et étude psychologique, annonce, en 1954, les audaces de la Nouvelle vague. Le succès public suivra en 1961 avec Cléo de 5 à 7, promenade dans Paris en compagnie d’une chanteuse qui attend des résultats médicaux, tandis que Le Bonheur décrochera le Delluc en 1965.

Dès ses débuts, Varda passe du court au long métrage, du documentaire à la fiction, signant un film de commande sur les châteaux de la Loire en 1957 puis un récit onirique avec Catherine Deneuve (Les Créatures). Tombée amoureuse de Los Angeles, elle y tourne notamment une fiction hippie (Lions love) et un documentaire sur les peintures murales. Elle peut aussi partir à la rencontre de ses voisins de quartier (Daguerréotypes en 1978), s’inspirer d’une photo (Ulysse) ou prendre pour modèle Jane Birkin, Jane B. par Agnès V./Kung-Fu Master.Agnès Varda sait aussi se faire le témoin de son époque, évoquant les luttes féministes dans L’Une chante, l’autre pas ou la condition de ceux qu’on ne nomme pas encore SDF dans Sans toit ni loi, le film remporte le Lion d’or à Venise et un beau succès en salles en 1985.

Auréolée d’un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2001, elle s’essaie ensuite à l’art contemporain à travers expositions et installations. Elle qui a passé sa vie à raconter la vie des autres réalise en 2008 un émouvant autoportrait, Les Plages d’Agnès.

Agnès Varda a co-réalisé, Visages, Villages, (2016) avec l’artiste contemporain JR, pour lequel ils ont reçu le Prix de L’Œil d’or au dernier Festival de Cannes.

Sources Allociné

JR : Artiste contemporain

JR a grandi à Montfermeil et a commencé sa carrière dans le graffiti à l’adolescence. Son pseudonyme représente les initiales de son nom (Jean René) et fait référence à J. R. Ewing, le personnage principal de la série américaine, Dallas.

JR se définit comme un « artiviste urbain ». Après avoir été exposées dans les villes mêmes dont sont originaires les sujets de JR, les images voyagent de New York à Berlin, d’Amsterdam à Paris. Il obtient le prix TED en 2011 pour son travail.

En 2016, il co-réalise avec Agnès Varda Visages, villages.

 

© VEEREN / BESTIMAGE

Jean-Pierre Jeunet : Réalisateur

C’est leur premier long métrage, Delicatessen, réalisé en 1991 qui les propulse sur le devant de la scène. Delicatessen est lauréat de quatre Césars. Leur second long métrage met presque quatre ans à se concrétiser. La Cité des enfants perdus (1995) est un conte noir, totalement novateur pour l’époque sur le plan des effets spéciaux (exécuté en partie par Pitof), et qui a nécessité la création de nouveaux logiciels. Il est distribué partout dans le monde avec succès.

En 1997, à la suite de la défection du réalisateur anglais Danny Boyle, Jean-Pierre Jeunet se voit proposer la mise en scène du quatrième épisode des aventures d’Ellen Ripley, Alien, la résurrection. Pour ce film, il fait appel à Dominique Pinon avec qui il a déjà travaillé à plusieurs reprises.

En 2000, il revient en France, pour tourner Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, avec Audrey Tautou et Mathieu Kassovitz. Avec ce film, le cinéaste enregistre un succès sans précédent : plus de 8 millions d’entrées. Un triomphe qui lui permet de monter quatre ans plus tard l’adaptation du roman de Sébastien Japrisot : Un long dimanche de fiançailles; un projet d’envergure que Jeunet portait depuis dix ans.

Quatre ans plus tard, c’est Dany Boon qui intègre sa famille de cinéma (Dominique Pinon, Yolande Moreau…) pour lutter contre les marchands d’armes responsables de ses malheurs, dans Micmacs à Tire-larigot. Jeunet se lance dans l’adaptation d’un roman, celui de Reif Larsen, pour réaliser L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (2013) avec Kyle Catlett et Helena Bonham Carter.

 Sources Allociné

© Denis Guignebourg / Bestimage

Laeticia Casta : Comédienne, Réalisatrice

Laetitia Casta débute une carrière de mannequin qui la rend d’emblée très populaire auprès du grand public. En 1998, elle fait ses premiers pas au cinéma avec le rôle de Falbala, dans Astérix et Obélix contre César.

Après le succès de la série télévisée La Bicyclette bleue, elle joue Les Ames fortes de Raoul Ruiz puis dans Rue des plaisirs de Patrice Leconte. Laetitia Casta donne également la réplique à Benoît Magimel dans le remarqué Errance (2003) de Damien Odoul.

Après s’être illustrée au générique de La Jeune fille et les loups, elle connaît une année 2009 faste : elle joue dans Visage de Tsai Ming-liang, puis incarne l’icône Brigitte Bardot dans Gainsbourg – (vie héroïque), biopic sur le célèbre chanteur. Ce rôle lui permet de décrocher une nomination pour la Meilleure Actrice dans un Second Rôle aux Césars. Puis, l’actrice prête sa voix au perroquet Perla dans le film d’animation Rio. Dans le film Derrière les murs, elle joue le rôle d’une romancière dans les années 1920 confrontée à d’étranges visions.Plus récemment elle est apparue dans Do Not Disturb d’Yvan Attal et Sous les jupes des filles d’Audrey Dana.

©  D.R.

Dominique Pinon : Comédien

Remarqué par le directeur de casting Dominique Besnehard, qui lui présente Jean-Jacques Beineix, Dominique Pinon obtient son premier rôle au cinéma dans Diva (1981), où il incarne un tueur cynique au crâne rasé.

En 1983, Dominique Pinon est nommé au César du Meilleur jeune espoir masculin pour Le Retour de Martin Guerre, où il incarne un paysan un peu obtus, mais c’est en 1991 que sa carrière cinématographique décolle véritablement avec le Delicatessen de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. En 1995, Dominique Pinon est de nouveau en tête d’affiche avec le second film du duo, La cité des enfants perdus.

Durant les années 1990-2000, il passe aisément du drame (Se souvenir des belles choses) à la comédie (Quasimodo d’el Paris, Bienvenue chez les Rozes, Musée haut, musée bas), du policier (Crimes à Oxford, Roman de gare) aux films dégantés (Dikkenek) et des films intimistes (Dante 01, Humains) aux films chorals (Ces amours-là). Mais c’est encore chez Jean-Pierre Jeunet qu’il est le plus à l’aise, puisqu’il est présent au générique des plus grands succès du metteur en scène (Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un Long Dimanche De Fiancailles et Micmacs à tire-larigot).

Acteur polyvalent, Dominique Pinon joue sur tous les fronts. En dehors du cinéma, il est très présent au théâtre et obtient le Molière du Meilleur comédien, en 2004. Il tourne aussi pour la télévision (Au siècle de Maupassant : Contes et nouvelles du XIXe siècle, Colère…) et apparaît dans de nombreux courts métrages (Paradisiaque, L’ eau vive).

Sources Allociné

© © Dominique Desrue / abp

Jean-Claude Dreyfus: Comédien

Jean-Claude Dreyfus, grand second rôle du cinéma français, débute sa carrière cinématographique en 1973 dans la comédie Comment réussir quand on est con et pleurnichard, de Michel Audiard.

Les années 90 et une double collaboration avec le cinéaste Jean-Pierre Jeunet marquent un tournant dans la carrière de Jean-Claude Dreyfus, acteur au physique particulièrement impressionnant : dans Delicatessen (1991), il incarne un inquiétant boucher, alors que La cité des enfants perdus (1994) le présente sous la forme d’un étonnant dresseur de puces.

En 2003, Jean-Claude Dreyfus apparaît dans Lovely Rita, réalisé par Stéphane Clavier. Il travaille également sur Un long dimanche de fiançailles, nouvelle réalisation de son ami Jean-Pierre Jeunet, mais aussi sur Deux frères, de Jean-Jacques Annaud. S’éloignant un temps du cinéma, l’artiste participe à des téléfilms ainsi qu’à de nombreux courts métrages. Il est par ailleurs comédien dans la pièce Pour ceux qui restent de Pascal Elbé.

De retour dans les salles en 2006, il est à l’affiche la comédie Le Bénévole pour sa deuxième collaboration avec Jean-Pierre Mocky (après Bonsoir en 1993) dans la peau d’un psychiatre fantasque. Il retrouve le réalisateur l’année suivante pour la comédie Le Deal. En 2008, Jean-Claude Dreyfus prête sa voix à la narration de la comédie vengeresse Vilaine. En 2011, il fait le maître de chant dans le thriller Requiem pour une tueuse en compagnie de Mélanie Laurent, et s’affiche dans L’Orpheline avec en plus un bras en moins avec Dominique Pinon.

© Noblesse Oblige Distribution

Philippe Duquesne : Comédien

Philippe Duquesne commence sa carrière en jouant dans Les Deschiens aux côtés notamment de François Morel et de Yolande Moreau. Parallèlement, il tient de petits rôles au cinéma, parfois dans des films importants, comme Elisa (1995), de Jean Becker.

Philippe Duquesne joue régulièrement dans des téléfilms ou des courts métrages. En même temps, il s’illustre sur les planches par le biais de nombreuses pièces et collabore à deux reprises avec Albert Dupontel.

Côté cinéma, il reste très présent, interprétant des seconds rôles remarqués. En 2004, Yolande Moreau, sa comparse des Deschiens, lui offre le rôle d’un patron de café dans Quand la mer monte, César de la Meilleure première œuvre en 2005. Il participe, en 2004 également, à la fresque Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet. Variant les registres, on peut le voir en postier dans Bienvenue chez les Ch’tis, immense succès de Dany Boon et en Lucky Sarcelles dans le Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar.

© Joël Villy

Rémy Julienne : Cascadeur

Rémy Julienne est le plus célèbre cascadeur du cinéma français. Il travaille dans le cinéma depuis plus de cinquante ans. Sportif de haut niveau de motocross en autres, il a su mettre son expérience au service du 7èmeart. Il a été formé par Gil Delamare, un grand nom de la cascade.

Fantômas, sorti en 1964, est le premier film d’action auquel il a participé.

Par la suite, il participe à plus de 1400 productions dont six films de la saga James Bond et de grands films populaires français : responsable de l’équipe de cascades mécaniques pour La Grande Vadrouille (1966), quinze films avec Jean-Paul Belmondo…

Rémy Julienne a également mené une carrière en parallèle en créant des spectacles et des événements en lien avec la cascade, tels que l’attraction du parc Walt Disney Studios de Paris « Moteurs, Action ! » (reprise à l’identique au parc d’Orlando en Floride) ou le Motor Show de Bologne en Italie (1 650 000 spectateurs en 14 jours).

© Laurent Vilarem LV Studio

Fanny Cottençon : Comédienne

Fanny Cottençon a intégré la Rue Blanche avant d’enchaîner les rôles de jeunes premières dans des pièces classiques. Elle aborde le cinéma avec Signé Furax (1980) et enchaîne les petits rôles à la fin des années 70.

C’est en 1982 avec L’Etoile du Nord de Pierre Granier-Deferre que Fanny Cottençon atteint la consécration avec en prime le César du meilleur second rôle féminin. Toujours en 1982, elle tourne dans Tête à claques de Francis Perrin et Paradis pour tous d’Alain Jessua. On la verra ensuite dans Les Fausses Confidences de Daniel Moosmann, Tant qu’il y aura des femmes de Didier Kaminka et Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky en 1988.

Fanny Cottençon revient en force en 2001 avec trois films dont celui de Liria Begeja Change-moi ma vie. Fanny Cottençon a beaucoup travaillé avec Roger Coggio notamment dans Le Mariage de Figaro en 1989. Elle continue de jouer beaucoup pour la télévision et le théâtre où elle a interprété avec succès Les Monologues du Vagin de Eve Ensler.

 

© Laurent Vilarem LV Studio

Olivier Loustau : Réalisateur

Olivier Loustau voulait être reporter jusqu’à ce qu’il découvre la comédie. Il commence à tourner pour le cinéma et la télévision mais le journalisme le passionne toujours : à l’automne 1992, en plein conflit yougoslave, il part à Sarajevo pour un reportage free-lance.

Il revient au cinéma avec Thomas Gilou dans Raï, Bertrand Tavernier dans Capitaine Conan ou Dominique Farrugia dans Delphine 1, Yvan 0.

De retour à Paris, il commence à écrire des scénarios, joue dans La Faute à Voltaire d’Abdellatif Kechiche et réalise un court-métrage, C.D.D.

Depuis, il se partage entre la comédie et l’écriture. Il a notamment écrit Capone, un téléfilm de Jean-Marc Brondolo pour Arte, Scalp, une série en 8 x 52’ pour Canal+, et Quand la ville mord, un film de Dominique Cabrera pour France 2 et Arte. En 2010, il réalise Face à la mer, un court métrage pour Arte.

Il a joué dans Aram de Robert Kéchichian, Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief ou Un beau dimanche de Nicole Garcia. Il est surtout l’un des interprètes fétiches d’Abdellatif Kechiche dans L’Esquive, La Graine et le Mulet et Vénus noire.

En 2014, il réalise La Fille du patron, son premier long métrage, sorti début 2016.

 

Nozha Khouadra : COMéDIENNE

Au cinéma, Nozha Khouadra commence sa carrière en étant choisie par Rachid Bouchareb pour incarner le rôle principal dans Cheb et avec Poisson lune de Bertrand Van Effenterre aux côtés d’Anémone et Robin Renucci, puis dans Bye-bye de Karim Dridi aux côtés de Sami Bouajila, La divine poursuite de Michel Deville.

Elle enchaîne les rôles, à l’aise dans des registres très différents,collaborant avec des réalisateurs tels que de Bernard Dumont dans le premier rôle féminin (avec Nicolas Duvauchelle et Pierre Martot dans Ligne 208) , Catherine Corsini (La Nouvelle Ève aux côtés de Karin Viard), Romain Goupil (À mort la mort !), Alexandre Arcady (Là-bas… mon pays avec Antoine de Caunes) ou avec Roschdy Zem dans le drame Omar m’a tuer aux côtés de Denis Podalydès et Sami Bouajila ou bien dans la comédie populaire Turf de Fabien Onteniente.

On la retrouve également dans Grand Central de Rebecca Zlotowski et La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli.

© Marc Ausset Lacroix / Bestimage

Rufus : COMéDIEN

En plus de 30 ans de carrière, Rufus a joué quantité de seconds rôles dans des registres extrêmement variés. Comédien de scène autant que de cinéma, il a développé une sorte de personnage un peu austère, un peu lunaire et pince-sans-rire, sa longue silhouette, son visage anguleux, sa voix grave et posée s’adaptent à tout. Il débute à l’écran en 1967 avec Les encerclés de Christian Gion, avant d’apparaître dans Les Patates de Claude Autant-Lara. En 1976, il partage l’affiche avec Isabelle Adjani et Roman Polanski dans Le Locataire.

Il collabore à de nombreuses reprises avec Jean-Pierre Jeunet. Les deux hommes tournent en effet ensemble Delicatessen (1991), La cité des enfants perdus (1995), et enfin Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001). Ce film lui permet d’obtenir à 59 ans une nomination au César dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle. Il le retrouve ensuite pour une courte apparition dans la fresque romanesque Un long dimanche de fiançailles après quoi il tourne dans Le Grand rôle, film choral avec Stéphane Freiss.

Boulimique de travail, Rufus continue de multiplier les apparitions au cinéma, pour des réalisateurs de renom comme Jean-Jacques Annaud ou Jean-Pierre Mocky.